La Coupe du Monde de la FIFA 2026 a commencé et les fans sont déjà excités.
Les 48 équipes participantes ont installé leurs tentes aux États-Unis, au Canada et au Mexique, nos pays hôtes, où elles disputeront 104 matches sur une période de 40 jours.
L’une des principales préparations qu’ils ont faites est de savoir comment faire face aux conditions météorologiques particulières en Amérique du Nord.
De la chaleur et de l’humidité extrêmes aux orages, aux éclairs et même à l’altitude, les conditions climatiques peuvent tout influencer, depuis les performances et les tactiques des joueurs jusqu’aux calendriers des matchs et à l’expérience des supporters.
Pourquoi le Heat pourrait devenir le plus grand adversaire du tournoi
La Coupe du monde est revenue à un calendrier estival après un écart par rapport à son cycle régulier en 2022.
Juin et juillet sont traditionnellement les mois les plus chauds dans une grande partie de l’Amérique du Nord. Plusieurs villes hôtes, notamment dans le sud des États-Unis et dans le nord du Mexique, connaissent régulièrement des températures supérieures à 30°C durant l’été, et jusqu’à présent, il n’y a aucune différence.
La combinaison de chaleur et d’humidité pendant les mois d’été en Amérique du Nord rend plus difficile le refroidissement du corps par la transpiration. Cela augmente le risque de déshydratation, d’épuisement dû à la chaleur et peut entraîner une diminution des performances physiques.
Les joueurs devront donc peut-être économiser leur énergie plus soigneusement que lors des Coupes du monde précédentes, notamment lors des matchs de l’après-midi.
Des avertissements ont déjà été envoyés aux équipes pour qu’elles travaillent sur l’hydratation pendant le tournoi, notamment celles de villes comme Houston, Dallas, Miami et Monterrey.
Les orages pourraient entraîner des retards
La chaleur n’est pas la seule préoccupation météorologique en Amérique du Nord.
De nombreuses villes hôtes, notamment dans l’est et le sud-est des États-Unis, connaissent de fréquents orages estivaux. Des villes comme Miami, Orlando, Atlanta et certaines parties du nord-est des États-Unis peuvent connaître de fortes pluies, des éclairs et des vents violents en juin et juillet, bien qu’il s’agisse de mois d’été traditionnels.
Tout récemment, le dernier match amical de préparation de l’Angleterre contre le Costa Rica a débuté avec une heure de retard après qu’un violent orage ait frappé Orlando. En effet, les réglementations de sécurité américaines exigent que les événements soient suspendus si la foudre est détectée à une distance spécifiée d’un lieu.
Nous nous attendons à ce que cela interrompe certains matchs de la Coupe du monde, voire entraîne le report de certains.
Les supporters et les équipes devront peut-être se préparer à des changements d’horaire et à des journées de match plus longues.
Défis d’altitude
La météo n’est pas le seul facteur environnemental que les équipes doivent gérer.
La ville de Mexico se situe à plus de 2 200 mètres au-dessus du niveau de la mer, ce qui en fait l’un des sites hôtes les plus élevés de l’histoire de la Coupe du monde.
À haute altitude, il y a moins d’oxygène disponible, ce qui peut rendre la course et la récupération plus difficiles pour les joueurs qui ne sont pas habitués à jouer dans de telles conditions.
Les équipes jouant à Mexico pourraient avoir besoin de plus de temps de préparation pour s’adapter. L’air plus raréfié peut également affecter le mouvement du ballon, obligeant les équipes à repenser leurs stratégies de tir et de passe.
La solution : les pauses de refroidissement mandatées par la FIFA
La FIFA, dans le but d’aider les équipes à gérer la chaleur, a rendu obligatoires les pauses pour se rafraîchir lors de chaque match de la Coupe du monde 2026.
Quelle que soit la météo, les arbitres arrêteront le jeu pendant trois minutes entre la 22e et la 25e minute de chaque mi-temps, permettant ainsi aux joueurs de se réhydrater et de se rafraîchir. Ces trois minutes seront ajoutées à chaque mi-temps comme temps additionnel.
La FIFA a pris cette décision après son expérience lors de la Coupe du Monde des Clubs 2025, où plusieurs joueurs ont dû faire face à des conditions de chaleur intenses aux États-Unis.
Les pauses ont été bien accueillies par toutes les équipes. L’une des raisons pour lesquelles ce projet a été bien accueilli est que les entraîneurs disposeront d’une fenêtre pour réorganiser les tactiques avec leurs joueurs pour le reste du match.
Pensées finales
Le climat ne décidera peut-être pas qui remportera la Coupe du monde 2026, mais il façonnera l’expérience du tournoi de manière significative.
Une équipe pourrait jouer un match dans les conditions plus fraîches de Toronto ou de Vancouver, puis se rendre dans une ville beaucoup plus chaude comme Miami ou Monterrey pour son prochain match.
Ce cadre unique signifie que chaque joueur d’une équipe de 26 joueurs est tout aussi important. Les entraîneurs pourraient être amenés à effectuer une rotation importante et pourraient être contraints de gérer soigneusement la charge de travail des joueurs afin d’éviter la fatigue et les blessures avant leur retour dans leur club.
Les équipes capables de s’adapter à ces défis auront le dessus.
